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Deux semaines après la catastrophe…

Voici la synthèse des événements deux semaines après la catastrophe qui à touché la Japon

16h03: De l’eau douce versée dans les réacteurs 1 et 3
L’opérateur de la centrale nucléaire endommagée de Fukushima-Daiichi, au Japon, a annoncé avoir commencé à déverser de l’eau douce dans les cuves des réacteurs numéro 1 et numéro 3. Tokyo Electric Power (Tepco) dit espérer pouvoir faire de même dans le réacteur numéro 2 très prochainement. La compagnie avait commencé à verser de l’eau de mer, la seule disponible après le séisme et le tsunami, pour refroidir le coeur des réacteurs et les piscines de stockage de combustible usagé. L’utilisation d’eau douce va permettre à Tepco de réduire puis d’arrêter de déverser de l’eau salée, qui s’est révélée trop corrosive pour le métal du réacteur et laisse des dépôts de sel, ce qui réduit la quantité d’eau nécessaire au refroidissement des réacteurs. L’eau douce utilisée provient du barrage de Sakashita, dans la préfecture de Fukushima, a précisé Tepco.

15h58: Europe Ecologie-Les Verts contre le transport d’un combustice nucléaire vers le Japon
Europe Ecologie-Les Verts appelle le gouvernement français à annuler le transport de combustible nucléaire Mox de Cherbourg pour le Japon prévu, d’après Greenpeace, dans la semaine du 4 avril. Le mouvement juge ce transport «indécent» au moment où le peuple japonais «panse ses plaies et pleure ses morts dans l’angoisse permanente des rejets, contaminations et risques insupportables que fait peser la centrale de Fukushima.» Le Mox, «c’est ce combustible particulièrement dangereux qui est encore en train de brûler dans le réacteur numéro 3 de Fukushima», écrit l’ONG dans un communiqué. Le Mox est un combustible nucléaire fabriqué à partir de plutonium et d’uranium appauvri.

13h33: Les centrales nucléaires françaises vont passer les «stress tests» avec possibilité de fermeture en cas d’échec
Nicolas Sarkozy a annoncé au sommet européen de Bruxelles que tous les «stress tests» sur les centrales nucléaires européennes seront conduits en France et que si une centrale française ne les passe, elle sera fermée.

13h22: Reportage d’Al-Jazira dans la ville de Rikuzentakata où le tsunami a fait plus de 800 morts et 1.000 disparus

12h58: Pas de hausse anormale de la radioactivité en France ces deux derniers jours
«Au cours des 23 et 24 mars, aucune élévation anormale de la radioactivité gamma ambiante n’a
été détectée sur l’ensemble des sondes du réseau Téléray», indique l’IRSN ce vendredi. Ces mesures concernent autant la France métropolitaine que les Dom-Tom.

12h43: La réalimentation électrique disponible sur tous les réacteurs de la centrale de Fukushima
«L’alimentation électrique est disponible sur tous les réacteurs», indique l’IRSN dans l’un de ses bulletins quotidiens sur la situation au Japon. «Les salles de commande des réacteurs 1 et 3 ont été réalimentées en électricité. La salle de commande du réacteur n°2 pourrait être réalimentée ce vendredi», ajoute l’autorité qui précise ainsi que le refroidissement des piscines des réacteurs est de mieux en mieux maîtrisé. Cependant, l’IRSN «reste fortement préoccupé par la situation actuelle des réacteurs numéros 1, 2 et 3 (risque de défaillance de certains matériels à cause de la présence massive de sel dans les cuves et les enceintes, absence de système pérenne capable d’évacuer la puissance résiduelle …)». «Cette précarité devrait durer des semaines voire des mois compte tenu de la difficulté évidente à mettre en place des moyens stables d’évacuation de la puissance résiduelle», estime l’autorité.

12h07: La situation à la centrale de Fukushima reste «imprévisible»
Le premier ministre Japonais,Naoto Kan, a déclaré ce vendredi que la situation à la centrale de Fukushima restait «imprévisible».

11h28: Un mois pour rafraichir les réacteurs de Fukushima, selon Tepco
L’opérateur Tepco a annoncé que les travaux de refroidissement des combustibles dans les réacteurs de la centrale de Fukushima, prendraient encore un mois.

11h15: La Chine impose un embargo sur l’importation de certains produits japonais.
La Chine a imposé ce vendredi un embargo sur l’importation de certains produits agroalimentaires japonais, rapporte Reuters. La mesure porte sur les produits laitiers, les légumes, les fruits et les produits de la mer en provenance de cinq préfectures. La Chine va également renforcer les contrôles sur d’autres aliments importés du Japon. Des niveaux de radiation «anormaux» ont également été détectés sur deux voyageurs japonais arrivés à Wuxi il y a deux jours.

10h45: Tepco sommé d’améliorer la sécurité de ses techniciens de la centrale
Les autorités japonaises ont ordonné ce vendredi à l’opérateur Tepco d’améliorer les conditions de sécurité des techniciens. Trois d’entre eux, mal équipés, ont été irradiés, raporte la chaîne japonaise NHK. L’Agence japonaise de sûreté nucléaire a reproché à la Tokyo Electric Power Co (Tepco) de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour protéger les ouvriers qui luttent pour rétablir les circuits de refroidissement et éviter une catastrophe nucléaire.

10h20: Radioactivité de légumes en provenance de Tokyo
Un niveau anormalement élevé de radioactivité a été détecté pour la première fois dans des légumes provenant de Tokyo, a indiqué le ministère japonais de la Santé, cité aujourd’hui par les médias. Du césium radioactif, à un niveau excédant la limite légale, a été découvert jeudi dans un légume à feuilles vertes, le komatsuna, cultivé dans un centre de recherche d’Edogawa, à la périphérie de Tokyo et à 250 km de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, a précisé la chaîne publique NHK. Du césium radioactif a été mesuré à 890 becquerels par kilo, soit au-delà de la limite de 500 becquerels par kilogramme, selon la NHK, précisant que la consommation du légume, non destiné à la vente, n’aurait cependant aucun effet sur la santé.

9h: Tokyo se veut prudent sur le financement de la reconstruction
Le ministre des Finances Yoshihiko Noda a déclaré que le gouvernement souhaitait que son premier budget d’urgence soit prêt d’ici fin avril et a ajouté que son financement ne dépendrait pas massivement de nouveaux emprunts, alors que la lourde dette du Japon reste source d’inquiétude. Lors d’un discours séparé, le ministre de l’Economie Kaoru Yosano a déclaré que le gouvernement pourrait devoir reconsidérer son projet de réduire l’impôt sur les sociétés de cinq points de pourcentage pour l’année fiscale qui démarrera en avril, compte tenu des besoins financiers pour la reconstruction. Le taux d’imposition actuel des entreprises est plus élevé que dans la plupart des économies développées, à environ 40%. Le ministre des Finances a estimé que cette réduction entamerait les recettes fiscales à hauteur de quelque 430 milliards de yens (3,745 milliards d’euros). Les dégats matériels dûs au séisme de magnitude 9,0 suivi du tsunami au nord-est de l’archipel pourraient dépasser 300 milliards de dollars, a estimé le gouvernement cette semaine. Un tel montant en ferait la catastrophe la plus coûteuse de l’histoire.

8h53: Préconisations inchangées autour de la centrale de Fukushima
Le gouvernement japonais recommande toujours aux populations habitant entre 20 et 30 km de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi de rester calfeutrées chez elles, a déclaré ce vendredi le secrétaire général du gouvernement, Yukio Edano. Depuis jeudi, les habitants de ce secteur sont incités en outre à partir s’ils le peuvent, non pas en raison d’une augmentation du risque d’exposition à la radioactivité mais parce que les difficultés d’approvisionnement en produits de première nécessité rendent leur vie quotidienne plus difficile.

8h36: La Corée du Sud interdit les importations de certains produits alimentaires japonais
L’embargo à effet immédiat concerne des légumes (dont les épinards, les choux, les navets, les broccolis et le persil), ainsi que le lait, de quatre préfectures dont celle de Fukushima, a indiqué le bureau du premier ministre dans un communiqué.

7h54: La cuve du réacteur 3 est peut-être endommagée, annonce Tepco
«Il est possible que la cuve contenant les barres de combustible dans le réacteur soit endommagée», a déclaré à l’AFP un responsable de Tepco.

7h46: Un nouveau réacteur nucléaire en construction en Chine
Après les incidents survenus sur la centrale japonaise de Fukushima, les ingénieurs chinois assurent construire un tout nouveau type de réacteur, qui offre une alternative et qui serait plus sûr, selon le New York Times. Au sein du réacteur, où la réaction nucléaire est compartimentée, un revêtement spécifique permettra de garantir que la fusion s’arrête lentement d’elle-même en cas d’arrêt en urgence de la centrale.

7h39: Chômage technique chez PSA Peugeot Citroën
Près de 5000 salariés du groupe étaient au chômage technique jeudi, en raison de ruptures d’approvisionnement de certaines pièces détachées en provenance du Japon. «La situation devrait redevenir normale sous une semaine», selon un porte-parole de la direction, Pierre-Olivier Salmon, qui a expliqué à l’AFP que les usines de Mulhouse, Sochaux et Sevelnord travaillent à 75% de leurs capacités. Celles de Poissy et Aulnay ont un taux d’activité de 40 à 50%.

7h10: La Bourse de Tokyo finit en hausse de 1,07%
La Bourse de Tokyo a fini en hausse de 1,07% ce vendredi, portée par des achats venus de l’étranger sur des anticipations de bons résultats d’entreprises à l’image de Wall Street la veille, même si les investisseurs restent attentifs aux développements sur le front nucléaire. L’indice Nikkei a gagné 101,12 points à 9.536,13 points et le Topix, plus large, a pris 3,43 points (+0,4%) à 857.38 points. Les valeurs liées à la construction ont été recherchées, les investisseurs anticipant une forte demande lors de la reconstruction dans l’archipel et une hausse des prix des matières premières.

7h05: Un dernier bilan fait état de plus de 10.000 morts
Le nombre de morts confirmés du séisme et du tsunami survenus le 11 mars dans le nord-est du Japon a dépassé les 10.000, deux semaines exactement après la catastrophe, a rapporté ce vendredi l’agence de presse Kyodo. La Police nationale, chargée de compiler les statistiques venant des différentes préfectures touchées, n’a pas pu confirmer ce chiffre.

6h57: Les travaux de remise en état de la centrale de Fukushima pourraient prendre encore un mois
C’est ce qu’a reconnu ce vendredi l’opérateur du site, Tokyo Electric Power (Teco). Les opérations de refroidissement des réacteurs à l’aide de canons à eau et les travaux de rétablissement de l’alimentation électrique avancent en effet lentement en raison de la dangerosité du site. «Nous en sommes encore à évaluer les dégâts sur la centrale et nous ne pouvons par fixer une date à laquelle les équipements de refroidissement vont fonctionner. Cela pourrait prendre encore plus d’un mois, qui sait», a déclaré à l’AFP un porte-parole de la société.

6h32: La Chine détecte une forte radiation sur deux voyageurs nippons
La Chine a déclaré ce vendredi avoir détecté un niveau de radiation anormalement élevé sur deux voyageurs japonais arrivés par avion il y a deux jours à Wuxi, dans l’est du pays. «Les examens ont montré que les deux voyageurs dépassaient sérieusement la limite», a déclaré l’administration générale d’inspection et de supervision de la qualité, l’autorité sanitaire chinoise. Les deux voyageurs ont reçu un traitement médical et ne présentent pas un risque pour les autres, a précisé l’autorité dans un communiqué.

6h10: Taïwan interdit les importations de  produits alimentaires provenant de cinq préfectures du Japon
Les préfectures concernées sont celles situées aux  environs de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima, en raison de craintes de contamination radioactive.

5h03: Niveau de radiation «anormal» sur un cargo japonais en Chine
La Chine a détecté des niveaux de radiation «anormaux» sur un navire marchand japonais arrivé au port de Xiamen, dans la province de Fujian, a déclaré vendredi l’autorité d’inspection sanitaire. L’agence ne donne pas de précision chiffrée et ne dit pas si le cargo, qui appartient à la compagnie Mitsui O.S.K Lines, a dâ rebrousser chemin, rapporte l’agence Chine nouvelle. Depuis la crise nucléaire provoquée par le séisme et le tsunami du 11 mars dans le nord-est du Japon, l’agence dit surveiller les niveaux de radiation sur les produits importés de l’archipel.

4h42: Un an de radiation naturelle atteint en 24h à 30km de Fukushima
La radiation accumulée en 24 heures à 30 kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima dépasse la dose annuelle de radioactivité naturelle, a déclaré vendredi le ministère des Sciences japonais, cité par l’agence de presse Kyodo.

Le nombre de morts confirmés du séisme et du tsunami survenus le 11 mars dans le nord-est du Japon a dépassé les 10.000, deux semaines exactement après la catastrophe, a rapporté ce vendredi l’agence de presse Kyodo. La Police nationale, chargée de compiler les statistiques venant des différentes préfectures touchées, n’a pas pu confirmer ce chiffre.

Son dernier bilan provisoire, datant de jeudi 23h locales (16 h, heure française), était de plus de 27.000 morts et disparus, dont 9.811 morts confirmés, c’est-à-dire identifiés, et 17.541 personnes déclarées disparues. Il s’agit de la catastrophe naturelle la plus meurtrière à avoir frappé le Japon depuis 1923, lorsqu’un séisme dans la région de Tokyo avait fait plus de 1:42.000 morts.

Source :  AFP – New York Times – 20 Minutes – NHK – IRSN

mar
23

CRIIRAD – COLERE ET INDIGNATION

Document CRIIRAD
COMMUNIQUE CRIIRAD
23 mars 2011 – 17h
COLERE ET INDIGNATION . VOLET N‹1
Les chiffres relatifs a la contamination de lfair existent
mais ils sont confisques par les Etats !
La publication des donnees du reseau CTBTO1 ainsi que des installations nucleaires nordamericaines
nous aurait renseigne precisement sur les niveaux de contamination de lfair et
nous aurait permis dfevaluer de facon fiable les niveaux de risque bien avant que les
masses dfair contamine nfarrivent sur lfEurope.
La CRIIRAD lance un appel international, invitant citoyens, associations, scientifiques, elus
c de tous pays a se mobiliser a ses cotes afin dfexiger que les resultats relatifs a la contamination
radioactive de lfair, obtenus grace a lfargent public, soient mis a disposition du
public ET SERVENT A SA PROTECTION.
Pas de donnees interpretables pour lfAmerique du nord !
Plus de 10 jours apres le debut des rejets radioactifs, les masses dfair contamine ont traverse des pays aussi
etendus que les Etats-Unis et le Canada, des pays qui disposent dfequipements performants, leur permettant
dfevaluer precisement lfactivite volumique2 de chacun des radionucleides presents, en tout cas des plus
problematiques dfun point de vue sanitaire. Or, en depit des recherches conduites depuis plusieurs jours, la
CRIIRAD nfa trouve aucun chiffre sur la contamination de lfair. Ne sont accessibles que des resultats sur les
debits de dose ou les taux dfemissions de rayonnements beta et gamma, qui ne permettent pas dfevaluer le
niveau de risque. Ils ne permettent dfailleurs meme pas dfetablir une relation certaine entre lfelevation des
valeurs et le passage des masses dfair contamine.
La CRIIRAD va adresser, aux ambassades de ces deux pays, des demandes officielles pour que soient
publies dans les meilleurs delais les resultats que detiennent forcement les exploitants dfinstallations
nucleaires, qufelles soient civiles ou militaires.
Precisons a cet egard que les balises de lfIRSN implantees a Saint-Pierre et Miquelon, en Martinique et en
Guadeloupe ne mesurent que le niveau de rayonnement (les debits de dose exprimes en ƒÊSv/h). Ces
resultats ne permettent pas dfevaluer les risques.
Black-out international
A la recherche de stations de mesures intermediaires entre le Japon et la France, le laboratoire de la CRIIRAD
sfest tourne vers le reseau mis en place par lfOrganisation du Traite dfInterdiction Complete des Essais
nucleaires (OTICE) 1.
1 Le CTBTO .Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organisation . est une organisation mise en place dans le cadre du
traite dfinterdiction totale des essais nucleaires (TICE en francais), accord multilateral ouvert a la signature le 24 septembre
1996 www.ctbto.org
2 Lfactivite volumique sfexprime en becquerels par metre cube dfair (notee Bq/m3). Elle renseigne sur le nombre de
desintegrations qui se produisent par unite de temps et de volume. Une valeur de 15 Bq/m3 signifie que dans un metre cube
dfair, a chaque seconde, 15 noyaux dfatomes radioactifs se desintegrent en emettant des rayonnements ionisants. Cette
valeur decroit en fonction de la periode radioactive du radionucleide considere. La periode correspond au temps au bout
duquel lfactivite est divisee par 2 : 8 jours pour lfiode 131 ; 30 ans pour le cesium 137 ; 2 ans pour le cesium 134.
Document CRIIRAD
Il sfagit de stations de mesure reparties sur lfensemble de la planete et qui enregistrent divers parametres
afin de controler qufaucun essai nucleaire souterrain nfest effectue en violation des dispositions du traite (cf.
Coree du Nord). Elles mesurent plusieurs parametres : donnees sismiques, hydroacoustiques, infrasoniques
et radionucleides. Une soixantaine de stations sont equipees de laboratoires dfanalyses radiologiques (voir
carte ci-dessous). Elles sont capables de mesurer de tres faibles niveaux de contamination dans lfair car lfune
de leurs missions est de mesurer la contamination consecutive aux essais nucleaires atmospheriques
Ces laboratoires disposent de systemes de detection de la radioactivite parfaitement adaptes a
lfidentification et a la quantification des produits radioactifs presents dans les masses dfair
contamine par les rejets radioactifs de la centrale nucleaire de Fukushima Daiichi.
Le samedi 19 mars, la CRIIRAD adressait donc une demande de communication de resultats a Mme THUNBORG,
responsable de lfinformation publique a lfOTICE. Elle nous repondait le lendemain soir qufelle transmettait
notre demande a la division en charge de la securite des donnees3. Le lundi, faute de reponse, la CRIIRAD
reiterait sa demande en insistant sur lfurgence de la situation et en precisant que faute de reponse rapide
elle denoncerait publiquement la situation. Mme THUNBORG nous conseillait par retour de nous adresser
aux autorites francaises et, soucieuse de nous aider, nous orientait vers des articles ou des institutions
autrichiennes, suedoises ou allemandes qui ont acces aux donnees avaient laisse filtrer quelques resultats.
Nous obtenions ainsi quelques donnees mais trop parcellaires et impossible a correler dans lfespace et dans
le temps.
Deux heures plus tard, un courriel de M. SCOTTI4, nous indiquait que á Les donnees collectees par le reseau
des stations du STP ne peuvent etre communiquees qu’aux correspondants (centres de donnees nationaux)
designes par les Etats Signataires du TICE. Pour la France, l’organisme destinataire de ces donnees est le
Commissariat a l’Energie Atomique â. Le responsable du laboratoire de la CRIIRAD sfadressait le jour meme
au CEA : á Je vous serais reconnaissant de mfindiquer comment la CRIIRAD peut avoir acces, dans les meilleurs
delais, aux donnees collectees par les stations de surveillance du reseau de l’OTICE, en particulier en ce qui
concerne les radionucleides (notamment Cs137 et I131, Sr 90, gaz rares, tritium, transuraniens). Il sfagit pour
3 gI have forwarded your request to the Division responsible for the Secure data. They will get back to you in regards to
your inquiry. Best regardsh, Annika THUNBORG, Spokesperson and Chief of Public Information, Preparatory Commission
for the Comprehensive Nuclear-Test-Ban Treaty Organization (CTBTO), UN, Vienna, Austria.
4 M. Lucien SCOTTI, Conseiller, Representation Permanente de la France aupres des Nations Unies et des Organisations
Internationales a Vienne
Document CRIIRAD
nous dfaffiner les previsions concernant lfimpact des rejets du site de Fukushima et de repondre aux
inquietudes du public francais. â
La reponse nous parvenait le lendemain en milieu de journee : aucune donnee ne nous sera communiquee.
Le reseau international de mesure obeit a des regles de confidentialite definies strictement par les Etats
membres du traite dfInterdiction Complete des Essais. á Les donnees sont donc uniquement transmises a des
points de contact nationaux nommes par les Etats qui en font une analyse dans l’objectif du Traite, a savoir
detecter tout essai nucleaire qui aurait ete mene en contradiction avec l’engagement des Etats ayant ratifie le
TICE. â. Pour la France, il sfagit du Commissariat a lfEnergie Atomique (CEA), organisme en charge du
developpement des activites nucleaires militaires et civiles.
La reponse indiquait en outre que á Suite a l’accident de Fukushima, a la demande des Etats signataires du
TICE, les donnees sur lfactivite des radionucleides sont transmises a l’Agence Internationale de l’Energie
Atomique (AIEA) et a l’Organisation Mondiale de la Sante (OMS). Les equipes de ces deux organisations en
charge des aspects surete et radioprotection peuvent ainsi les utiliser en complement de l’ensemble des
donnees fournies par les Etats, pour etablir les evaluations necessaires a la protection des personnes
susceptibles d’etre concernees par les retombees de l’accident. â. Or, ni lfAIEA, ni lfOMS nfont rendu publics
ces resultats.
Il faut dire que lfAIEA a en charge la promotion des activites nucleaires civiles (voir statuts)5 et que lfOMS qui
est normalement en charge de la sante publique a signe avec lfAIEA, des 1959, un accord qui dispose que les
deux agences á agiront en cooperation etroite et se consulteront regulierement â.
BILAN : depuis plus de 10 jours, la centrale nucleaire de FUKUSHIMA DAIICHI rejette des
produits radioactifs dans lfatmosphere : ces rejets ne sont ni maitrises ni quantifies. Dans
le meme temps des stations de mesures reparties sur lfensemble de notre planete
enregistrent les niveaux de radioactivite de lfair et suivent pas a pas lfevolution de la
radioactivite dans lfespace et dans le tempsc mais veillent jalousement a ce que ces
donnees restent secretes.
Cette situation est choquante en temps normal, totalement inacceptable en situation
dfurgence radiologique. Et dfautant plus inacceptable que ce reseau de mesure est finance
par lfargent public !
Les Etats cotisent en effet a hauteur de 55 700 000 . pour faire fonctionner les stations de mesure. Les
citoyens americains respirent depuis le 17 mars dernier les particules radioactives rejetees par les
reacteurs nucleaires et les piscines de stockage de combustible irradie de la centrale de FUKUSHIMA
DAIICHI. Premiers contributeurs au budget du reseau, ils apprecieront de nfavoir strictement aucune
donnee en contrepartie de leurs 12 millions dfeuros. Un sacre marche de dupes. A noter qufavec un
versement de 3 600 000 ., les Francais ne sont pas mieux lotis.
La CRIIRAD recoit des centaines dfappels de personnes inquietes de la contamination de lfair
qufelles respirent, inquietes pour elles-memes et surtout pour leurs enfants. Elle aimerait
informer correctement, et si possible rassurer, mais sur des bases solides, tous ses
correspondants, qufils habitent le Finistere, la Martinique ou la Coree du Sud. Elle invite chaque
citoyen, chaque association, chaque scientifique, chaque elusc a se mobiliser pour obtenir la
levee du secret sur les niveaux de contamination de lfair. Une petition sera prochainement mise
en ligne pour collecter des signatures sur la France mais chacun peut dfores-et deja relayer la
mobilisation a lfetranger et intervenir aupres des autorites de son pays pour denoncer la
situation.
5 Article 2 des statuts de lfAIEA : á LfAgence sfefforce de hater et dfaccroitre la contribution de lfenergie atomique a la paix, la
sante et la prosperite dans le monde entier. Elle sfassure, dans la mesure de ses moyens, que lfaide fournie par elle-meme ou a
sa demande ou sous sa direction ou sous son controle nfest pas utilisee de maniere a servir a des fins militaires. â

mar
22

COMMUNIQUE CRIIRAD 22 mars 2011 – 7h

PANACHES RADIOACTIFS :
Quels sont les risques attendus sur la France ?
Au vu du nombre impressionnant de demandes qu’elle a reçues, et plus encore de l’inquiétude exprimée par la
plupart des messages, la CRIIRAD a décidé de rédiger un texte d’information destiné à rassurer, autant qu’il
est possible, les personnes qui l’ont interpellée sans pour autant aller au-delà de ce que permettent les
données disponibles. C’est difficile car les données utilisables sont encore très rares. C’est d’autant plus
choquant que des résultats d’analyse existent mais qu’ils ne sont pas publiés. Nous reviendrons dans un
prochain communiqué sur les nombreux dysfonctionnements qui provoquent depuis 10 jours notre indignation
et notre colère.

Source : CRIIRAD

mar
20

Contamination radioactive des aliments au Japon

Ce dimanche matin 20 mars, plusieurs médias français se sont fait l’écho d’informations selon lesquelles « des traces de radioactivité ont été mesurées dans certains produits alimentaires provenant de villes proches de la centrale de Fukushima Daiichi ». Les niveaux de contaminations seraient sans danger.

Ces informations sont erronées.

Des résultats d’analyses sur les denrées alimentaires sont enfin disponibles (les denrées type épinards ou salades reçoivent des dépôts radioactifs depuis plus d’une semaine). Bien qu’ils restent très (trop !) parcellaires, ils attestent toutefois de l’importance des dépôts radioactifs.

- Des niveaux de contamination très élevés – et non pas des traces de radioactivité – ont été mesurés dans des épinards : de 6 100 Bq/kg à 15 020 Bq/kg pour l’iode 131, avec une moyenne de 10 450 Bq/kg.

- Les lieux de prélèvements ne sont pas situés dans des villes proches de la centrale de FUKUSHIMA DAIICHI : il s’agit de 7 villes de la Préfecture d’IBARAKI (voir la carte de localisation des prélèvements) situées à 100 km environ au sud de la centrale.

- Il suffit qu’un enfant de 5 ans ingère 10 000 Bq d’iode 131 pour qu’il atteigne la limite annuelle maximale admissible de 1 mSv. Pour les enfants de moins de 2 ans, la limite de dose est atteinte avec l’ingestion d’environ 5 500 Bq (soit une activité nettement inférieure à celle contenue dans les épinards de la préfecture d’Ibaraki).

- Les aliments contaminés (produits à risque comme les légumes à feuille, le lait et les fromages frais) doivent être retirés de la consommation. Ils ne sont pas « sans danger ». Bien sûr, il ne s’agit pas de fortes doses de rayonnements et de risque immédiat. Rien à voir avec les niveaux d’exposition des équipes qui interviennent sur la centrale de Fukushima. Il n’en demeure pas moins que des mesures de protection sont indispensables : la contamination du fait de l’ingestion d’aliments contaminés s’ajoute à l’inhalation de gaz et d’aérosols radioactifs et à l’irradiation par les panaches radioactifs et par les dépôts au sol.

Source : CRIIAD

mar
20

Le séisme japonais a-t-il changé l’axe de rotation de la Terre ?

“Le séisme a changé l’axe de rotation de la Terre !”. Cette semaine, cette information émanant d’un centre de recherches italien a été reprise un peu partout après que la Terre a tremblé à Sendai, au Japon avec les conséquences que l’on sait. Comme à chaque séisme majeur.

Un phénomène théorique. En toute rigueur, pourtant, rien ne permet encore d’affirmer quoi que ce soit. Car en réalité, comme nous le confirme Christian Bizouard, responsable du Service de la rotation de la Terre à l’Observatoire de Paris, “personne n’a encore jamais mesuré de déplacement de l’axe terrestre dû à un séisme”.

A l’heure actuelle, en effet, “le phénomène reste purement théorique”. Et les rédactions sont sans doute allées un peu vite en besogne, estime Christian Bizouard.

Soyons clair : un séisme n’a pas d’effet immédiat sur l’axe de rotation. La théorie prévoit un effet progressif, qui atteindrait un déplacement maximum du pôle de rotation de 14 centimètres au bout de sept mois”

Pourtant, le déplacement brutal de masses considérables dû au séisme a vraisemblablement modifié quelque chose. A savoir l’axe d’inertie de la Terre. Mais nous parlons bien de théorie…

Rotation et inertie. Axe de rotation, axe d’inertie… il y a effectivement de quoi perdre le nord. Qui a déjà vu un globe tourner sur son axe incliné est familier avec la notion d’axe de rotation : les deux points où cet axe coupe la surface du globe étant ses pôles de rotation.

Concept mécanique plus abstrait, l’axe d’inertie dépend pour sa part de la répartition des masses dans notre planète. Si la Terre était un corps homogène, cet axe d’inertie serait confondu avec l’axe de symétrie. Mais voilà, la Terre n’est pas homogène : les marées, les mouvements océaniques et les déplacements de masses atmosphériques modifient en permanence son profil, de façon considérable (et observable). Et les mouvements tectoniques également.

Le centre de gravité (par lequel passe l’axe d’inertie) est ainsi constamment “en mouvement”. La masse des glaciers en Antarctique joue aussi son petit rôle ! Tout déplacement de masse, dans le globe, déplace simultanément l’axe d’inertie. A fortiori, théoriquement, ceux conséquents à un séisme.

Un phénomène continu. Au fil du temps, les modifications permanentes de l’axe d’inertie induisent de lents basculements de la croûte terrestre et de son axe de rotation. Il s’agit là d’un phénomène continu, mesuré, qui ne justifie généralement pas les gros titres des magazines. A l’échelle d’une journée, l’axe de rotation bascule de 2 à 6 millisecondes de degré – soit un déplacement du pôle de rotation de 6 à 20 cm.

Le séisme du japon a-t-il changé l'axe de rotation de la terre ?

Ci-dessus : mouvement de l’axe de rotation terrestre sur une année. La graduation en milliseconde
de degré (mas), soit 1/3 600 000 de degré. La variation correspondante du pôle de rotation est de
l’ordre de 3 cm par mas

Une influence observable ? La question reste alors de savoir si un déplacement de masse dû au tremblement de terre japonais aurait une influence observable, dans sept mois, sur l’axe de rotation terrestre.

“Il faut bien comprendre que les différentes causes du déplacement progressif de l’axe de rotation sont concurrentes. L’effet théorique du tremblement de terre japonais sera mêlé avec ceux des déplacements atmosphériques et océaniques, qui sont beaucoup plus importants durant la même période.”

Après modélisation, on évalue ainsi que le déplacement du pôle d’inertie terrestre imputable à l’atmosphère et aux océans est de l’ordre de 20 à 30 centimètres par jour. La théorie établit que le séisme japonais a pu provoquer un déplacement – brutal – du pôle d’inertie d’un peu moins de 15 centimètres… Mais “on voit que l’effet serait du même ordre de grandeur, mais il ne dure qu’un instant. La variation due aux autres facteurs est, elle, continue dans le temps”.

Ainsi, le phénomène courant peut facilement masquer le phénomène exceptionnel, les déplacements
atmosphériques et océaniques correspondant à près de 80 % les déplacements observés du pôle d’inertie. “Si un décalage apparaît à la date du 11 mars 2011, il pourrait correspondre au déplacement théorique. Mais compte tenue de la précision des mesures, et malgré la magnitude du séisme, je doute que l’on observe quelque chose”, conclut le chercheur.

De fait, nous pouvons déjà répondre à la question posée en titre. Pour l’heure, non, le séisme japonais n’a pas modifié le profil de l’axe d’inertie. Et si la théorie prévoit un effet, à terme, cet effet sera de toute façon bien peu de chose face aux effets prédominants des mouvements atmosphériques et océaniques.

Valdivia. Néanmoins, le séisme japonais est plus propice que jamais à l’observation du phénomène théorique d’un déplacement consécutif de l’axe d’inertie. En effet, à magnitude sismique égale, “le déplacement théorique du centre d’inertie a une amplitude différente en fonction de la latitude et de la direction dans laquelle les mouvements de masse ont eu lieu. A une latitude équatoriale, comme ce fut le cas à Sumatra en 2004, l’effet théorique est faible”.

Ainsi, le déplacement théorique du pôle d’inertie a-t-il été estimé à seulement 2 centimètres pour Sumatra, contre 8 pour le Chili, alors que la magnitude du premier fut bien supérieure à celle du second. “L’idéal”, si l’on peut dire, aurait été de mesurer les effets du séisme de Valdivia, au Chil. Il était de magnitude 9.5, la plus grande jamais enregistrée, rappelle Christian Bizouard :

“A Valdivia, le déplacement du pôle d’inertie fut théoriquement de 1 mètre. Cela correspond à un déplacement de l’axe d’inertie d’environ 30 millisecondes de degré, ce qui est supérieur à l’incertitude des modèles hydrométéorologiques. Si nous avions alors disposé de la puissance de calcul actuelle nous aurions très certainement pu mesurer ce déplacement.”

Confirmation des modèles. Reste que rechercher la trace d’une modification de l’axe d’inertie imputable à un séisme fait sens. Ce phénomène existe théoriquement, et l’observer offrirait une confirmation à grande échelle des théorèmes de la mécanique tel que le théorème du moment cinétique. “La modélisation de l’axe d’inertie nous permet aussi d’affiner notre connaissance sur l’intérieur de la Terre, ses propriétés d’élasticité, les dimensions du noyau, son aplatissement, etc.”, précise Christian Brizouard.

Pour sa part, l’étude des irrégularités de l’axe de rotation de la Terre sert de façon plus pragmatique à corriger les modèles qui servent aux positionnements GPS. Et l’erreur ne serait pas anodine, conclut M. Brizouard : “Si l’on ne prenait pas en compte ces irrégularités, au bout de sept mois, on commettrait une erreur d’environ 20 mètres dans la géo-localisation.”

En quêtes de sciences, avec Florian Gouthière

Source : Le Monde

Photos : AP/Keichi Nakane et Observatoire de Paris / Service de la Rotation de la Terre

mar
20

Que sait-on des rejets radioactifs émis depuis le 12 mars 2011 ?

1 – Que sait-on des rejets radioactifs émis depuis le 12 mars 2011 ?

L’IRSN n’a pas de données de mesure directe sur la composition et l’ampleur des rejets radioactifs, mais dispose d’informations techniques sur les installations accidentées.

L’interprétation de ces informations a permis à l’IRSN d’élaborer des scénarios probables de dégradation des 3 réacteurs depuis le 12 mars, en s’assurant de leur cohérence avec les mesures de débit de dose obtenues sur le site. L’IRSN a également retenu l’hypothèse que ces rejets se poursuivent jusqu’au 20 mars.

Les éléments radioactifs rejetés au cours des différents épisodes de rejet sont des gaz rares (éléments radioactifs chimiquement peu réactifs, restant dans l’atmosphère sans se déposer au sol) et des éléments volatiles, principalement de l’iode radioactif, dont l’iode 131 qui a une période radioactive de 8 jours, et du césium radioactif, dont le césium 137.

2 – La dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère

L’IRSN a simulé la dispersion atmosphérique des rejets estimés entre le 12 et 22 mars, à l’aide de son modèle numérique applicable à longue distance (échelle de plusieurs centaines de kilomètres), en utilisant les observations et les prévisions météorologiques fournies par Météo France.

Cette simulation a été appliquée au césium 137, en tant que traceur du panache radioactif au cours de cette période. Les résultats de cette modélisation sont exprimés en becquerels de césium 137 par mètre cube d’air (Bq/m3).

Visionner la simulation du panache

Cette modélisation effectuée à l’échelle du Japon montre que le panache s’est dirigé dans des directions qui ont varié au cours du temps : d’abord vers le nord-est jusqu’au 14 mars, ensuite vers le sud et le sud-ouest, en direction de Tokyo, le 15 mars, puis vers l’est, en direction de l’océan Pacifique.

L’IRSN a comparé les résultats de cette simulation avec les résultats des mesures de la contamination de l’air effectuées à Tokyo. Ils sont du même ordre de grandeur que les valeurs mesurées dans cette ville, comme le montrent les graphiques ci-dessous pour l’iode 131 et le césium 137.

Cette comparaison permet de considérer que la modélisation de la dispersion atmosphérique effectuée par l’IRSN donne des résultats satisfaisants pour l’agglomération de Tokyo et que les doses calculées par l’IRSN à partir de cette modélisation sont représentatifs des doses susceptibles d’avoir été reçues par la population exposée à ce panache radioactif.

3 – Estimation des doses susceptibles d’être reçues par les personnes exposées au panache radioactif

L’IRSN a estimé les doses susceptibles d’être reçues par une personne exposée au panache radioactif, en supposant qu’elle reste au même endroit et sans protection (à l’extérieur) du 12 au 22 mars. Pour ces calculs de dose, l’IRSN a considéré un enfant d’un an qui est le plus sensible à l’iode 131 (dose à la thyroïde).

Les simulations qui suivent montrent l’évolution des doses au cours du temps, sur la période de simulation. Si de nouveaux rejets devaient se produire dans le futur, ces doses pourraient encore augmenter en l’absence de protection des personnes les plus exposées.

Doses corps entier susceptibles d’être reçues par un enfant de 1 an en l’absence de protection pendant les rejets

Visionner la simulation

En cas d’accident, les valeurs de doses corps entier à partir desquelles des actions de protection sont recommandées sont de 10 mSv pour la mise à l’abri et de 50 mSv pour l’évacuation. En dessous de 10 mSv, le risque pour la santé est jugé suffisamment faible pour ne pas rendre nécessaires ces actions de protection. A titre de comparaison, la dose annuelle moyenne reçue en France due à la radioactivité naturelle et aux expositions médicales est de 3,7 mSv.

Doses à la thyroïde susceptibles d’être reçues par un enfant de 1 an en l’absence de protection pendant les rejets

Visionner la simulation

En cas d’accident, les valeurs de doses à partir desquelles l’ingestion d’iode stable est recommandée au Japon sont de 100 mSv.

4- Modélisation de la dispersion des rejets radioactifs dans l’atmosphère à l’échelle globale

A partir des rejets estimés par l’IRSN, Météo France a simulé la dispersion des rejets radioactifs à très grande distance, projetée jusqu’au 26 mars.

visionner la simulation

Visionner la simulation

Selon cette simulation, le panache radioactif aurait actuellement atteint le nord-est de la Sibérie, les Etats-Unis et l’ouest de l’atlantique. Il devrait atteindre la France à partir du 23 ou 24 mars.

Les concentrations attendues à terme, d’après cette modélisation, pourraient être de l’ordre de 0,001 Bq/m3 en France métropolitaine et dans les départements d’outre-mer de l’hémisphère nord. Comme attendu, l’hémisphère sud n’est pas significativement affecté par cette dispersion à grande échelle.

A titre de comparaison, les valeurs mesurées au cours des jours suivant l’accident de Tchernobyl étaient dépassaient 100 000 Bq/m3 dans les premiers kilomètres autour de la centrale ; elles étaient de l’ordre de 100 à 1000 Bq/m3 dans les pays les plus touchés par le panache radioactif (Ukraine, Biélorussie) ; en France, les valeurs mesurées dans l’Est étaient de l’ordre de 1 à 10 Bq/m3 (le 1er mai 1986). Aujourd’hui, une très faible activité de césium 137 subsiste dans l’air, de l’ordre de 0,000001 Bq/m3.

Source : IRSN

mar
20

Déplacement du panache radioactif en provenance du Japon

Déplacement du panache radioactif en provenance du Japon : L’IRSN renforce la surveillance radiologique de l’environnement – Les concentrations attendues de césium 137 dans l’air sont extrêmement faibles

Depuis le 12 mars, le panache radioactif qui résulte des rejets des réacteurs nucléaires accidentés de la centrale de Fukushima se déplace, tout en se diluant, dans les courants atmosphériques de l’hémisphère nord. L’IRSN dispose d’une modélisation de cette dispersion, réalisée en collaboration avec Météo France, qui lui permet de suivre et d’anticiper ce déplacement. La première carte était à l’échelle des zones proches du Japon et cette seconde carte est à l’échelle de l’hémisphère nord tout entier.

Voir les cartes animées

Selon cette modélisation, le panache a recouvert dans la journée d’hier la plus grande partie de l’Amérique du Nord et le nord-est de la Sibérie. Il passe actuellement sur l’Atlantique Nord, et devrait atteindre le Territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon et les Antilles. Il pourrait atteindre la France métropolitaine le 23 ou 24 mars 2011.

Les concentrations attendues de césium 137 dans l’air sur les territoires balayés par le panache sont extrêmement faibles. Ce radionucléide est représentatif des matières radioactives rejetées à longue distance lors d’un accident nucléaire.

Ces concentrations seront d’un niveau trop faible pour être détectées par les 170   balises d’alerte du réseau Téléray de l’IRSN, dont les mesures sont également consultables sur le site internet de l’IRSN.

Accéder aux cartes des résultats de mesure de la radioactivité de l’air :

- en France métropolitaine
- à Saint-Pierre-et-Miquelon
- à Tahiti
- en Guyane
- en Guadeloupe
- en Martinique
- à La Réunion
- en Nouvelle-Calédoni

L’IRSN partage l’avis de l’Agence de l’Environnement des Etats-Unis (EPA), qui estime que ces concentrations seront sans conséquence sanitaire et environnementale. De plus, elles seront si minimes qu’elles ne pourront sans doute être détectées dans l’environnement que par des mesures d’échantillons effectuées dans des laboratoires spécialisés.

L’IRSN dispose de ce type de laboratoires en métropole (ainsi qu’à Tahiti, situé dans l’hémisphère sud et donc hors du flux principal de ce panache). L’Institut publiera les résultats d’analyse dès que disponible, c’est-à-dire plusieurs jours après le passage du panache. S’agissant de Saint-Pierre-et-Miquelon ou des Antilles, les résultats des données analysées aux Etats-Unis sont considérées comme représentatifs de la situation sur ces territoires.

mar
20

Communiqué de presse n°14 du dimanche 20 mars 2011 à 13h00

Communiqué de presse n°14 du dimanche 20 mars 2011 à 13h00
20/03/2011 14:14

Séisme au Japon
L’ASN fait le point sur la situation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi..

La situation reste grave et précaire. Depuis plusieurs jours, il n’y a pas eu d’évolution significative au plan technique. Les rejets radioactifs se poursuivent, en particulier en raison d’opérations de décompression volontaire des enceintes de confinement.

L’utilisation de canons à eau a pour l’instant permis d’éviter un scénario de relâchements radioactifs majeurs à partir des piscines de refroidissement. Toutefois la situation reste fragile, en particulier sur la piscine du réacteur n°3 dont le délai de découvrement du combustible est le plus faible si l’apport d’eau cessait.

La situation des cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 reste identique à celle des derniers jours. L’injection d’eau de mer se poursuit mais les combustibles sont significativement endommagés et restent en partie hors d’eau. Il est toujours nécessaire de procéder périodiquement à des décompressions volontaires des enceintes de confinement et donc à des rejets radioactifs.

L’exploitant TEPCO poursuit ses efforts pour rétablir l’utilisation des moyens normaux de refroidissement. Une ligne électrique à haute tension a pu être posée jusqu’à la centrale. Selon les dernières informations dont l’ASN dispose, les équipements électriques n’ont pas encore été remis en service.

Cet accident grave a déjà conduit à des rejets radioactifs importants qui se poursuivent. Quelle que soit l’évolution de la situation, le Japon aura à gérer, dans la durée, les dépôts de radioactivité consécutifs à ces rejets.

Les actions de protection des travailleurs et de la population et la gestion de la contamination des sols sont de la responsabilité de l’exploitant TEPCO et des autorités japonaises.

Les niveaux de rayonnement sur site limitent fortement les possibilités d’intervention humaine.

Le 16 mars, l’évacuation de la zone des 20 km autour de la centrale a été mise en œuvre et les autorités japonaises ont maintenu la demande de mise à l’abri de la population dans un rayon de 30 km. Pour rappel, le survol de cette zone avait été interdit le 15 mars.

La radioactivité relevée par les balises de mesure à Tokyo reste faible et ne nécessite pas d’action particulière de protection des populations.

Les rejets ont entraîné des dépôts de radioactivité au sol et sur les végétaux. Cette contamination a été mesurée dans certains échantillons de lait et de légumes feuilles.

Enfin, des modélisations ont été faites par l’IRSN sur la diffusion du panache radioactif dans l’hémisphère nord. Selon l’IRSN, les retombées radioactives sur l’ensemble du territoire français seront sans conséquences sanitaires et environnementales.

* Consulter le communiqué de presse de l’IRSN sur le « Déplacement du panache radioactif en provenance du Japon : L’IRSN renforce la surveillance radiologique de l’environnement – Les concentrations attendues de césium 137 dans l’air sont extrêmement faibles »

Sources : ASN

mar
20

Deux miraculés du séisme retrouvés, toujours pas d’électricité à Fukushima

Sumi Abe avec des secouristes, dimanche. Crédits photo : KAHOKU SHIMPO/AFP

Sumi Abe avec des secouristes, dimanche. Crédits photo : KAHOKU SHIMPO/AFP

KAMAISHI (Japon) – Une grand-mère et son petit-fils ont été secourus dimanche, neuf jours après le séisme le plus meurtrier au Japon depuis 1923, tandis que les efforts pour refroidir les réacteurs à la centrale nucléaire de Fukushima rencontraient de nouvelles difficultés.

Les deux survivants, Sumi Abe, 80 ans, et Jin Abe, 16 ans, ont eu la chance de se trouver dans la cuisine lorsque leur maison s’est effondrée le 11 mars. Ils ont ainsi pu se nourrir en vidant le réfrigérateur, notamment de yaourts, selon le récit des secouristes.

« Ils ont été découverts sous des débris cet après-midi. Ils étaient en légère hypothermie, mais conscients », a indiqué dimanche un porte-parole de la police d’Ishinomaki, l’une des villes les plus affectées par le séisme et le tsunami.

Les espoirs de retrouver des survivants, déjà rares dans les plus premiers jours suivant la catastrophe, sont désormais extrêmement ténus.

Le bilan du séisme et du tsunami a dépassé les 20.000 morts et disparus, avec 8.133 décès confirmés par le police.

« Nous aurons besoin d’équipements pour plus de 15.000 corps », a déclaré le chef de la police de la préfecture de Miyagi, l’une des plus touchées par la catastrophe.

L’état de la centrale de Fukushima continuait à inspirer une vive inquiétude.

Le gouvernement a annoncé qu’elle ne serait plus jamais utilisée. Si cette décision était entérinée par l’opérateur privé Tokyo Electric Power (Tepco), Fukushima deviendrait la plus grande ruine nucléaire du monde, devant Tchernobyl qui ne comptait que quatre réacteurs achevés au moment de l’accident en 1986.

Mais le site ne pourra pas être avant longtemps laissé à l’abandon, car l’absence de courant électrique provoquerait l’échauffement du combustible irradié, sa fusion et une contamination massive de l’environnement.

Pour tenter de rétablir l’alimentation électrique, les sauveteurs ont dû interrompre leurs opérations de refroidissement au canon à eau, qui ont été intensifiées depuis samedi.

« La pression à l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur 3 augmente », a déclaré en milieu de journée un responsable de l’agence de sûreté nucléaire.

A la tombée de la nuit, le courant n’avait pas encore été rétabli pour pouvoir actionner les pompes du système de refroidissement du réacteur 2, qui est prioritaire car moins endommagé que les réacteurs 1, 3 et 4.

Les techniciens sont parvenus à connecter un câble à haute tension amené de l’extérieur à un distributeur. L’opération « va prendre plus de temps. Nous ne savons pas quand nous pourrons essayer de rétablir les systèmes », a déclaré Naohiro Omura, de l’opérateur Tokyo Electric Power.

Sept secouristes de Fukushima ont été exposés à des niveaux de radiations supérieurs à 100 millisieverts, le seuil à partir duquel augmente le risque de développer un cancer plus tard.

A l’extérieur de la zone d’exclusion de 20 km autour de la centrale, des taux de radioactivité anormaux ont été relevés à nouveau en quatre endroits dimanche dans du lait et des épinards, selon l’agence Kyodo.

Dans la région de Tokyo et dans la préfecture d’Ibaraki, plus au nord, des traces d’éléments radioactifs ont été décelés dans l’eau du robinet.

Les autorités ont multiplié les déclarations rassurantes et appelé les Japonais, très sensibles aux questions de qualité alimentaire, à garder leur calme.

« Les niveaux actuels (de contamination) ne présentent un risque pour la santé », a affirmé le chef de cabinet adjoint du Premier ministre, Tetsuro Fukuyama.

A cela s’ajoutent les craintes que les pluies, tombées dimanche, n’entraînent des retombées radioactives.

Pour la première fois à l’étranger, des traces radioactives ont été détectées dimanche à Taïwan sur des fèves importées du Japon, mais les taux de césium et d’iode sont bien inférieurs aux niveaux autorisés.

Dans le Nord-Est, la situation humanitaire demeure précaire pour les quelque 400.000 sinistrés du séisme et du tsunami, confrontés aux risques sanitaires ainsi qu’aux pénuries d’eau courante et d’électricité dans certains centres d’hébergement.

« Le gouvernement a jusqu’à présent demandé la construction d’au moins 30.000 maisons préfabriquées », a indiqué un porte-parole de l’entreprise Daiwa House, Takafumi Nakao.

Selon l’ONG Save the Children, quelque 100.000 enfants ont été déplacés par ce qui est désormais la pire catastrophe naturelle ayant frappé l’archipel depuis le séisme de la région de Tokyo en 1923.

« Nous avons trouvé des enfants dans des conditions désespérées, blottis autour de lampes à pétrole ou enveloppés dans des couvertures », a raconté le porte-parole de Save the Chidren, Ian Woolverton, qui a visité plusieurs abris.

« Ils m’ont parlé de leurs angoisses, en particulier leur peur des radiations », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs d’entre eux avaient évoqué les bombardements de Hiroshima et Nagasaki, dont ils ont appris l’histoire à l’école.

Source : (©AFP / 20 mars 2011 12h03)

mar
20

Au Japon, deux survivants retrouvés sous les décombres

L’ACTUALITE AU FIL DE LA JOURNEE

12h47 La France va acheminer une aide alimentaire d’urgence, des médicaments, ainsi que des instruments de mesure de radioactivité dans le nord-est du Japon.

Conserves, du lait en poudre, du lait pour bébé, 150.000 bouteilles d’eau, médicaments, produits d’hygiène corporelle… Mais aussi dosimètres, radiomètres, contaminomètres, des masques, une remorque de contrôle atmosphérique et un camion de mesures des conditions environnementales.

Les 120 sapeurs-pompiers français sur place aideront à la distribution. Notons que France est le seul pays européen à avoir encore des sauveteurs dans les régions dévastées du Japon.

12h30 Situation toujours extrêmement tendue à la centrale de Fukushima. «La pression à l’intérieur de l’enceinte de confinement du réacteur 3 augmente», déclare un responsable de l’agence de sûreté nucléaire.

La nuit est tombée (pour mémoire, nous avons huit heures de décalage horaire) et le courant n’a toujours pas été rétabli… Le retour de l’électricité permettrait d’actionner les pompes du système de refroidissement du réacteur 2, (prioritaire car moins endommagé que les réacteurs 1, 3 et 4) L’opération «va prendre plus de temps. Nous ne savons pas quand nous pourrons essayer de rétablir les systèmes», précise Naohiro Omura, de l’opérateur Tokyo Electric Power.

11h20 La centrale nucléaire de Fukushima 1 ne sera plus utilisée, annonce le porte-parole du gouvernement.

«En considérant avec objectivité la situation de la centrale, je pense qu’il semble évident que la centrale de Fukushima Daiichi (numéro 1) n’est pas en état de fonctionner de nouveau». Et de préciser que la décision ne relève pas seulement de l’autorité de l’Etat, la centrale étant gérée par Tokyo Electric Power (Tepco), l’une des principales sociétés d’électricité privées du Japon.

11 heures Des traces radioactives viennent d’être détectées pour la première fois à Taïwan sur des fèves importées du Japon, selon responsable des autorités sanitaires taïwanaises, assurant que les taux sont bien inférieurs aux niveaux autorisés.

Deux survivants sous les décombres

(Jin Abe, retrouvé vivant neuf jours après le séisme-tsunami/ Reuters)

10h00 Deux survivants — une grand-mère et son petit-fils — ont été découverts sous les décombres d’une maison où ils sont restés piégés pendant neuf jours. Ils ont eu la chance de se trouver dans la cuisine lorsque la maison s’est effondrée le 11 mars en début d’après-midi. Ils ont ainsi pu survivre en vidant le réfrigérateur, notamment de yaourts.

09h30 Le panache radioactif venant des réacteurs endommagés de Fukushima aurait atteint le nord-est de la Sibérie, les Etats-Unis et l’ouest de l’atlantique, selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN). Il devrait atteindre la France à partir de mercredi ou jeudi. Les détails sur le blog {Sciences2} de notre spécialiste des questions scientifiques, Sylvestre Huet.

A voir ci-dessous, un exemple de simulation réalisé par l’IRSN.

08h28 Combattre la menace radioactive, c’est lutter contre un «ennemi invisible», racontent des pompiers de Tokyo de retour d’une mission à quelques mètres des réacteurs accidentés de la centrale de Fukushima. Leur récit est à lire ici.

Des pompiers arrosent un des réacteurs endommagés de la centrale nucléaire de Fukushima (Photo AFP).

06h11 Le bilan s’aggrave encore: 8.133 morts et 12.272 disparus. Ce bilan devrait encore s’alourdir. «Nous aurons besoin d’endroits pour garder plus de 15.000 corps», déclare le chef de la police de la préfecture (région) de Miyagi, l’une des plus touchées par la catastrophe.

Dans le village d’Otsuchi (nord-est du Japon). Photo Reuters

04h28 Des pluies prévues aujourd’hui sur le Japon suscitent l’inquiétude d’une partie de la population japonaise qui craint qu’elles puissent être radioactives. Le gouvernement se veut rassurant, estime qu’il n’y a pas de danger pour la santé de la population et lance un appel au calme.

04h23 L’opérateur de la centrale de Fukushima estime qu’il sera difficile de rétablir aujourd’hui l’alimentation électrique du réacteur 2, une opération déjà reportée hier.

Un homme près de sa maison détruite à Onagawa (photo Reuters).

Pour aller plus loin:

• A lire, sur le blog de notre journaliste Sylvestre Huet,les explications sur l’explosion à la centrale de Fukushima.

• Suivez aussi les événements en direct grâce au streaming de NHK World, la version anglaise de la chaîne publique japonaise.

Quelques liens utiles :

Une carte des taux maximums de radioactivité mesurée à ce jour par préfecture. Rien encore d’alarmant :

Les valeurs des radiations sont publiées par les autorités(tableau ici). Pour se faire une idée, voilà le lien vers un calculateur qui rappelle pour chaque taux, les effets sur la santé, avec en comparaison les catastrophes nucléaires précédentes:

A voir sur le site du New York Times, une carte avec la prévision des vents. Pour le moment, ils continuent à repousser les particules vers le Pacifique.

Et aussi, une carte des évacuations autour de la centrale.

Source : Libération.fr

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